Les majuscules : bien plus complexe qu’il n’y paraît !
On croit souvent maîtriser les majuscules – après tout, on les utilise depuis l’école primaire... Et pourtant, c’est l’un des domaines où les erreurs sont les plus fréquentes, les plus invisibles pour l’auteur, et parfois les plus difficiles à trancher, même pour un professionnel.
Les bases… qui ne sont pas si simples
En français, la majuscule n’est pas une question de mise en valeur ou d’importance. Ce n’est pas parce qu’un mot semble « important » dans une phrase qu’il prend une majuscule. Cette confusion est extrêmement répandue, dans certains domaines professionnels, elle est sans doute due à l’influence de l’anglais (les normes typographiques sont différentes en fonction des pays), et conduit à des textes où l’on voit fleurir des majuscules là où elles n’ont rien à faire – sur des titres de fonction qui ne demandent pas la majuscule (par exemple : « la Directrice du Pôle Administratif » -> c’est non ! 🙄), des noms de saisons, des adjectifs de nationalité ou encore des noms de disciplines.
Quelques rappels utiles :
- Les jours de la semaine et les mois de l’année s’écrivent en minuscules en français.
- Les adjectifs de nationalité également : on écrit « un auteur français », mais « les Français ».
- Les titres et fonctions, sauf lorsqu’ils désignent une personne précise dans un contexte protocolaire, s’écrivent en minuscules : un président, un directeur général, un ministre. On écrit « le président de la République », mais « le Président » pour le nommer.
- Pour les noms d’organismes et d’institutions, la règle veut que le premier mot prenne une majuscule, ainsi que l’adjectif qui le précède éventuellement – mais pas ceux qui suivent. Il est également essentiel de distinguer les organismes multiples des organismes uniques ou internationaux.
C’est très spécifique !
Les cas qui font vraiment trébucher
Là où cela se complique, c’est avec les noms propres composés, les noms d’institutions, les titres d’œuvres et les appellations géographiques. Chacun obéit à ses propres règles et ces règles ne sont pas toujours intuitives. Et comme si cela ne suffisait pas à embrouiller les esprits, sur internet, chacun écrit comme il le souhaite. Ainsi, vous pouvez retrouver des majuscules où il ne devrait pas y en avoir, et donc réécrire de la même façon.
Oups ! Une erreur à corriger. Tant mieux pour moi 😅.
Pour les titres d’œuvres, par exemple, la règle typographique française distingue selon que le titre commence par un article défini ou non, et selon la nature du premier mot significatif. Le Petit Chaperon rouge, Les Misérables, Notre-Dame de Paris ; chaque cas suit une logique précise, souvent ignorée.
Pourquoi est-il si difficile de le corriger seul ?
Parce que les habitudes, les différentes lectures sur internet, les interprétations personnelles, etc., sont multiples, et que les règles orthotypographiques sont méconnues – et c’est normal, chacun son métier 😊.
C’est précisément ce type d’erreur, discrète mais réelle, qui démontre l’importance de la correction professionnelle, pour détecter et harmoniser sur l’ensemble du texte.
Cela vous encourage à faire corriger votre texte ? Qu’il s’agisse d’un roman ou d’un mémoire universitaire, parlons-en !
Audrey Crétel
AC-Correction
